Pourquoi la culture nous fait échouer comme parent

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On devient un parent conscient lorsqu’on devient qui nous sommes réellement. Chaque personne qui regardé cette vidéo, avez ressenti le besoin de trouver une solution à la parentalité, à vouloir devenir une meilleure version de vous-même. Vous êtes venu chercher ce qui vous semble perdu. Chacun de vous, cherché, travaillé, aspiré à trouver votre raison d’être en tant que parent… Vous cherchez à comprendre ce qui ferait de vos enfants, de votre famille une unité paisible, joyeuse comblée… qui vit dans le moment présent. On ne veut rien de moins qu’une réelle connexion avec nos enfants et avec soi-même. On veut cette abondance d’amour que l’ont SAIT qui existe. On veut redécouvrir qui l’on est. On veut le faire pour retrouver ce dont on SAIT qui existe depuis toujours. C’est pour cette raison que vous êtes ici aujourd’hui, non? Mais voilà, voici la FAUSSE histoire, l’ironie du présent, l’immense vit paradoxal dans laquelle on vit : ce que vous demandez aujourd’hui, ce que vous espéré avec vos tripes, eh bien vous l’avez déjà possédé.

Vous, qui cherché, qui aspiré à trouvé cet amour, ce bien-être, cette harmonie parfaite, vous avez déjà possédé tout ça!

Vous l’aviez à la naissance et lorsque vous étiez enfant. Vous viviez dans le présent, vous vous aimiez, vous connaissiez ce que vous étiez et ce que vous vouliez. Vous étiez beau et vous aviez de la valeur, vous vous sentiez parfait. Cet enfant pouvait admirer le monde en s’arrêtant sans penser à autre chose. Cet enfant mettait toute son énergie et son attention sur un caillou, sur une feuille, sur un insecte… cet enfant était pleinement présent. Il agissait comme un moine qui se dédie à la vie présente. VOUS ÉTIEZ CET ENFANT. Cet enfant pouvait marcher dans une foule et se sentir parfait tel qu’il est, sans se sentir diminué, sans se comparé, sans espérer ressembler à autre chose que lui. VOUS ÉTIEZ CET ENFANT.

Jamais une pensée ne lui traversait l’esprit qu’il devait changer pour se faire aimer, qu’il devait changer pour se faire accepter. JAMAIS! Cet enfant ne s’inquiétait pas pour savoir ce qu’il devait changer pour connaître le bonheur. Il ne cherchait pas à prouver quoi que ce soit aux autres. Vous étiez cet enfant qui était ENTIER, complet, parfait qui avait de la valeur, connecté au présent. VOUS étiez cet enfant. Mais ensuite… ensuite tout a changé. Eh oui! Les adultes sont arrivés dans votre vie. La culture a fait son chemin. La folie sociale s’est fait entendre plus que tout. Aussitôt dit aussitôt fait, on vous a envoyé sur la chaîne de montage en direction du moule fabriqué dans une seule grandeur : One size fits all.

On n’avait pas le temps de vous laisser réfléchir, de vous laisser vous exprimer, de vous donner le droit d’être vous. Le temps pressait. Le moule attendait. Le moule était parfaitement dessiné pour l’enfance. ET voilà, il fallait obéir, plaire aux autres et se comporter de la façon dont on nous dictait. On nous a appris qu’on ne savait rien et que les adultes savaient TOUT. On nous a dit de suivre le groupe et devenir quelque chose de précis pour avoir de la valeur. Allez, FAIT, ACCOMPLI, RÉUSSIT, MÊLE-TOI AUX AUTRES, APPARTIENT À CE GROUPE, ACCOMODE-TOI, FAIT PLAISIR… En d’autres mots élimine ton authenticité! Et lentement, tout ce que vous étiez naturellement vous a été retiré. On vous a interdit d’être ce que vous étiez. On vous a pointé du doigt ce qui n’allait pas et on vous a montré le moule. On vous a dit : NON, ne regarde pas en toi, regarde ailleurs. Et nous, innocent, naïf, obéissant à une personne qui dit tout savoir, qui dit avoir l’expérience de la vie, on a écouté et on a cherché à devenir autre chose. Toute une société qui pointe dans la même direction, elle doit certainement avoir raison.

Alors, vous avez fait confiance. Vous avez travaillé pour avoir de bonnes notes, vous avez travaillé pour exécuter les courbettes qu’on vous demandait d’accomplir pour être exceptionnel. Vous avez aujourd’hui une carrière, une grosse auto, une maison, un chien, de beaux vêtements, un mari, un enfant, PAS SUFISANT, trois enfants, plus j’en ai mieux c’est!

Vous savez quoi, y’en a parmi vous qui avez vu que ça ne fonctionnait pas. Vous avez vu qu’on vous enlevait une partie de vous-même et qu’on cherchait à éliminer votre lumière naturelle. Et vous avez osé parler! Vous avez osé vous rebeller. Évidemment, on vous a amadoué. On vous a étiqueté comme un enfant à problème. Mais au moins vous avez essayé. Vous avez fini par vous éteindre et vous vous êtes dit que vous deviez chercher ailleurs. Vous aviez besoin de combler ce vide qui prenait la place vacante de votre authenticité. Vous vous êtes drogué, des drogues douces, fortes, des médicaments… Vous avez cherché à connaître le bonheur que vous avez déjà connu enfant et qu’on vous a fait oublier. Vous vous êtes tournée vers la nourriture… et si ça n’a pas fonctionné vous vous êtes tournée vers la sexualité. Mais rien ne fonctionnait. Et, vous arrivez à un certain moment dans votre vie et vous êtes perdu. Certains réalisent – et, je dis certains – que nous ne sommes plus nous-mêmes. Que nous n’avons rien obtenu à avoir voulu se fondre à la masse. Cette masse qui disait connaître la voie. Et, même si votre vie correspond exactement aux désirs ultimes ou à ce que vous imaginiez et rêviez, vous êtes tout de même malheureux.

Vous avez participé au mensonge. Vous avez cru que vous deviendriez une personne parfaitement stable si vous arriviez à suivre le système. Mais, pourtant vous avez l’impression qu’on vous a volé quelque chose de précieux sans trop savoir ce que c’est. Vous avez rêvé devenir cette personne idéale en vous moulant au système. Mais, au contraire, on vous a volé votre identité, votre authenticité et votre Soi.

Comme enfant, vous n’aviez pas le choix. Vous ne pouviez décider de rien. Vous avez été obligé de vous adapter. Entrer dans le moule. Entrer dans un système qui ne laisse aucune place à la définition du Soi. Qui n’arrive pas à reconnaître que chacun à sa propre essence.

Je suis ici pour vous dire que je choisis d’être contre la parentalité d’aujourd’hui.

Vous allez être étonné, choqué, torturé par l’idée de changer complètement et d’être différent de la masse. Parce qu’on vous a inondé de messages tels que : travaille fort si tu veux devenir quelqu’un.

On vous a dit de les contrôler au lieu de les libérer. On vous a dit de les amener à regarder à l’extérieur d’eux plutôt qu’à l’intérieur pour trouver le bonheur. On vous a dit qu’il fallait les changer plutôt que de faire fleurir ce qui est déjà présent en eux. C’est ce qui est arrivé, alors on le fait aussi à nos enfants.

La peur est le principal ingrédient de cette bouillie. Et la peur se fait voir sous la forme du contrôle. Vous direz que NON! J’aime mon enfant.

Alors, voilà. En vérité, vous vous cherchez toujours. Et, comme vous vous sentez mal dans votre peau, vous ne voulez pas que votre enfant se sente mal comme vous et vide comme vous. Vous avez peur qu’il vive ce que vous avez vécu. Alors, vous contrôlez! L’amour que vous lui portez présentement est un besoin qui sert à remplir votre vide. Vous projetez sur vos enfants vos manques. Et, loin, loin, loin en vous, vous espérez qu’il comble vos manques.

Rien à changer depuis des millénaires. Seules les méthodes ou la façon d’amener les enfants à nous obéir à changer. Avant on frappait, maintenant on séduit. Avant on humiliait, maintenant on manipule leur cerveau avec toutes sortes d’approches. De toute façon, peu importe la façon de faire, on ne cherche pas à les faire fleurir par eux-mêmes, mais à les faire grandir selon ce que l’on croit qui est bon pour eux.

La parentalité est un acte de supériorité et de moulage de l’enfant.

Rien à changer! On peut trouver des millions d’heures de recherches scientifiques sur le développement humain, l’attachement des enfants, le cerveau humain, l’éducation… Mais à quoi elles servent si la raison profonde de l’éducation est de les changer de ce qu’ils sont au plus profond d’eux-mêmes. De les manipuler à devenir autre chose. Si, au départ, on ne comprend pas la nature humaine qui est de vouloir exprimer son essence et de se faire VOIR, les recherches ne servent plus à grand-chose, parce qu’on les verra comme une voie de contournement pour aider les humains à se sentir mieux après s’être fait volé son droit premier qui est d’être entendu comme il est. Donc, les recherches servent à guérir ce qu’on a détruit nous-mêmes, c’est-à-dire notre Soi. Et, c’est arrivé parce que les adultes dominent et contrôlent le Soi des enfants.

Il faut que les choses changent si l’on veut une génération heureuse et libérée. On doit cesser de voir le parent comme celui qui doit contrôler et qui est supérieur à l’enfant.

Toutes les cultures croient que plus vous avez d’autorité sur vos enfants, mieux vos enfants s’en tireront. Ce que vous ignorez, c’est que dès que vous écouté cette culture de supériorité, d’écouter votre ego, d’écouter votre besoin de contrôler… Dès que vous vous emportez avec les idées de la masse et que vous vous supportez dans votre désir de montrer votre amour sous la forme du contrôle… vous avez perdu d’avance.

Parce que ce sont les enfants qui savent vivre dans le moment présent. Ce sont les enfants qui connaissent leur authenticité, comme c’est vous qui avez connu qui vous étiez. Alors, si vous utilisez les méthodes archaïques d’éducation, c’est vous et vos enfants qui perdez la chance de grandir dans l’harmonie et d’évoluer. Vous êtes ici pour répondre au cri d’Alarme que vous lance votre enfant : Il veut que vous évoluiez.

La parentalité doit passer de « j’éduque mon enfant » à « j’évolue pour mon enfant ».

Et, si nous ne cessons pas immédiatement de projeter sur nos enfants notre besoin de combler notre vide – en leur enseignant à chercher à l’extérieur d’eux le bonheur, en s’éloignant de leur authenticité – aussi longtemps que vous continuez de réagir ainsi, vous perpétuez les conflits, le chaos, la violence, l’intimidation… parce que vos enfants, tout comme vous d’ailleurs, chercheront à contrôler pour se faire entendre et VOIR. Parce que tous ceux qui vivent dans le conflit ont été séparés de leur authenticité et font la guerre aux autres parce qu’ils sont intrinsèquement blessés.

Vous allez me parler de la pauvreté, du milieu de vie, du pays, de l’éducation… Mais tout ça, ce ne sont que les branches de l’arbre, vous êtes les racines. Vous avez la chance de les faire évoluer, mais pour ce faire, vous devez guérir. Vous devez guérir vos blessures.

Vous êtes en mesure aujourd’hui de libérer vos enfants de leurs chaînes. Il est là votre rôle de parent. La parentalité, c’est de guérir pour que nos enfants en soient libérés.

La science cherche partout pour donner des noms aux troubles de comportements. Mais, vous n’avez pas besoin de ces preuves, parce que vous savez ce que vous vivez et vous savez que vous êtes entier et parfait sous toutes ces couches de malheurs. Vous n’êtes pas fous. Vous êtes seulement imbibés de cette culture autoritaire.

Et là survient ce qui doit survenir… VOUS VOUS DITES : Eh ben, je serai meilleur que mes parents! POUR CONTRÔLER MES ENFANTS.

Alors, pourquoi jouer au soccer au parc avec les amis, inscrivons-le dans une ligue où il va jouer 4 fois semaine entourée d’entraîneur expert! Pourquoi se servir de la nature comme terrain de jeu, nooon !! On les inscrit à des cours de langues, d’informatique, à l’équitation, au cyclisme, au hockey, au théâtre, au karaté!

On est bien meilleur que nos parents… pour les éloigner de leur essence, oui!!

Je sais, personne ne veut entendre qu’ils ont tort. C’est même possible que vous soyez choqué par ce que je dis, parce que ça remet tous vos efforts en perspective. C’est la chose la plus difficile que de se remettre en question, surtout lorsqu’on parle de parentalité.

Je vous dis de cesser de contrôler vos enfants, quand dans votre vie c’est la seule chose que vous pouvez contrôler. Vous devez pourtant perdre cette fausse idée que VOUS DEVEZ contrôler pour obtenir des résultats. Mais on n’écoute pas, parce que l’ego refuse d’entendre. L’ego veut demeurer supérieur à l’enfant.

Mais vous allez devoir le faire ce travail sur vous. Parce que ce n’est qu’en ayant la volonté de libérer vos enfants que vous serez capable d’évoluer.

Nos enfants ne sont pas la toile sur laquelle on peut peindre la vie qu’on n’a jamais eue.

Nos enfants ne sont pas nos joyaux, nos diamants, nos adorations qui servent à combler le vide d’amour qui nous a manqué. Nos enfants ne sont pas nos psychologues, nos éducateurs, nos parents…

Notre inconscient, notre incapacité à vivre dans la réalité et vivre dans un perpétuel brouillard, saccage la vie de nos enfants. Ils baignent dans cette potion néfaste toute la journée.

Je vois des enfants qui tentent désespérément de faire tomber les murs que les parents se sont construits pour se protéger et survivre à la douleur intérieure. Je vois des enfants en crise ou silencieux face aux besoins émotifs de leurs parents. Les enfants nous tendent la main, mais nous les repoussons avec notre ego. Parce qu’oh! C’est hors de question de chercher ce qui ne va pas à l’intérieur de nous. On cache notre vérité derrière la sévérité, l’ego et le contrôle. Et comme c’est accepté par la société, on continu jour après jour.

Maintenant, vous allez devoir être courageux pour vous retrouver et vous dire : je vais trouver la source de mon mal, de mes illusions et de mes douleurs. Et c’est là que vous découvrirez la source de l’harmonie familiale. C’est là que vous ouvrirez votre esprit et que vous vous éveillerez. C’est là que vous prendrez contact avec votre authenticité et c’est aussi là où vous attendent vos enfants.

Ils vous tendent la main et vous demandent d’aller les rejoindre là où ils sont.

La question est : répondrez-vous à leur appel? Êtes-vous prêts? C’est un voyage difficile, mais laissez-moi vous dire ceci, lorsque vous sortirez enfin de la noirceur, ce que vous verrez risque de vous éblouir.

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